Sur les mots du temps
une perspective s’installe, fragile,
et pour une fois
le vent ne s’enfuit pas
laissant la main en suspend
(journal des mots n°158 / 11 mai 2013)
île de mots…
Sur les mots du temps
une perspective s’installe, fragile,
et pour une fois
le vent ne s’enfuit pas
laissant la main en suspend
(journal des mots n°158 / 11 mai 2013)
Dans un mouvement coloré
les mots tombent, s’infiltrent
tentent de se relever
ils leur manquent un r
et maintenant?
(journal des mots n°157 / 10 mai 2013)
Au fil des gestes
tes mots s’effritent
laissant affleurer
le squelette de tes peurs.
(journal des mots n°156 / 9 mai 2013)
Les mots sous le vent
sont les lambeaux de l’ange
ce souffle qui habite
l’écume du temps
celle qui ne sait rien
des courants d’air
(journal des mots n°155 / 8 mai 2013)
Dans un silence violent
les mots viennent ravager
l’élan d’un oiseau
qui fuyait sa noirceur.
(journal des mots n°128 bis / 21 octobre 2012)
Déjà tu voulais t’envoler, ton écharpe donnait la mesure, je te sentais si légère ces derniers temps, insaisissable et ailleurs, tu n’arrivais plus à te concentrer que quelques secondes, tu riais sans raison à un détail invisible ou insignifiant, tu étais comme une plume qui ne sait pas où se poser et qui change sans arrêt au gré du vent, ce jour là j’ai cru que tu allais disparaître dans les airs avec ton écharpe, juste le temps d’une respiration et tu aurais disparu, plus cela allait plus tu devenais un courant d’air qui ne fait que tourbillonner plus ou moins vite autour de nous, jusqu’à ce matin où je ne t’ai plus vu nulle part, où je ne t’ai plus trouvée nulle part, où je n’ai plus sentis le moindre souffle qui pourrait te ressembler, depuis je me demande si tu as été plus qu’un mystère dans ma vie.
d’après la photo du jour le 7 mars 2013 de @randomlyeuphoric élue sur instagram
Celui qui écoute la solitude
Déniche les mots tendres
Ceux qui fusionnent à chaud
L’instant avant les caresses.
(journal des mots n°154 / 27 avril 2013)
A force de valse hésitation,
les mots vont peut-être disparaître
ceux qu’on aime pas assez, ceux qu’on oublie, ceux qui nous font mal
à moins que votre bouche s’entrouve pour parler enfin.
(journal des mots n°153 / 24 avril 2013)
Entre les bruits il y a les mots
Ce toucher de la hanche
Ce frôlement musical entre nous
Simple joie de l’absence.
(journal des mots n°152 / 21 avril 2013)
Quand le coeur du poète s’ouvre
les mots prennent feu
brûlant les possibles
sur la page incertaine
de notre vie qui ne sait où s’écrire.
(journal des mots n°151 / 20 avril 2013)