Dans la forêt des phrases
les mots sont plein d’inquiétude
quand le point s’absente
il y a trop d’infini.
(journal des mots n°62 / 9 avril 2012)
île de mots…
Dans la forêt des phrases
les mots sont plein d’inquiétude
quand le point s’absente
il y a trop d’infini.
(journal des mots n°62 / 9 avril 2012)
Reprendre son rythme
les mots soufflent
cette danse jubilatoire
entre l’émotion et la page.
(journal des mots n°61 / 8 avril 2012)
Les mots étoilés
sont des zestes de rêves
sur la chantilly de nos émotions
(journal des mots n°60 / 5 avril 2012)
L’ordinateur fait défiler
les mots codés
d’un drôle de jeu
l’absence
(journal des mots, n°59 / 4 avril 2012)
La voix souffle délicatement
Les mots fissurés
qui dissimulent
la fragilité de la ville.
(journal des mots n°58 / 2 avril 2012, pendant la lecture de P.Ménard à la Médiathèque de Guebwiller)
Se laisser embarquer
les mots qui commencent par si
ouvrent de possibles tangentes
sur la ligne d’horizon.
(journal des mots n°57 / 30 mars 2012)
Le doute ronge
ceux qui ne prêtent pas les mots
leur esprit s’effrite comme le sable
ils sont nulle part.
(journal des mots n°56 / 29 mars 2012)
Avoir sur le bout de la langue
des mots piments
ceux-là même qui affolent la phrase
d’un goût de folie.
(journal des mots n°55 / 28 mars 2012)
Dans le bruissement du jardin
le bruit des mots
délivre les corps
de leurs vertiges coquins
(journal des mots, n°54 / 27 mars 2012)
Sous le ciel voilé
l’écume des mots
se fossilise sur un cri
l’amour a du sens
(journal des mots n°53 / 25 mars 2012)